Souvenez vous.
Écouter une histoire vous passionnait probablement quand vous étiez enfant. Qu’en est il aujourd’hui ? Les choses n’ont pas changé. Ou si peu. C’est pour ça que le storytelling existe: Parce que ça n’a pas changé.
Mais, me direz-vous, de quoi parle-t on? De l’art de vous raconter une histoire. Tout simplement.

Plus en détails, d’après Wikipédia: “Le storytelling consiste à faire émerger au sein des organisations une ou plusieurs histoires à fort pouvoir de séduction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent être réduites à des anecdotes ou étendues à des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes et qui sont transmis avec plus d’efficacité, selon le principe que pour parler à la tête, il faut souvent d’abord toucher le cœur.”


Cette vidéo Honda me parait bien expliciter l’idée.

1980. Les entreprises devaient d’abord construire des marques, non plus des marchandises. Mais les innombrables scandales qui les ont éclaboussées, salies, allaient les rendre difficilement rachetable aux yeux des consommateurs: les marques avaient montré leurs limites. Noami Klein l’a largement démontré dans No Logo.

1990. Il fallait créer des histoires, non plus des marques, trop vulnérables. L’art du storytelling allait être investi par la logique de la communication et du capitalisme. Toute l’entreprise devait connaitre le souffle de ce nouveau concept: il s’agit de s’appuyer sur l’histoire de la marque afin de séduire les consommateurs, tandis que les managers racontent des “stories” pour motiver leurs employers.

“L’histoire” ne s’arrête pas là. Le concept a aussi et surtout été investi dans le domaine politique de sorte que les électeurs sont aussi “pris” dans la spirale de cette nouvelle rhétorique. De Bush à Sorkozy, derrière leurs campagnes victorieuses, se trouve aussi les techniciens sophistiqués du storytelling.

Aujourd’hui, cette technique se répand comme une trainée de poudre. Il s’agit certainement du futur de la communication. Influencer ? Manipuler ? Formater les esprits ? Rien de neuf, il s’agit là de la bonne vieille problématique de la rhétorique…